Agenouillées sur un coussin de fortune souvent fait d’un sac de toile de jute enroulé, les lavandières d’un jour utilisaient la « batteure», nom donné au battoir dans nos campagnes, pour accomplir cette pénible tâche. Il s’agissait d’extraire l’eau savonneuse et crasseuse retenue dans les tissus après le passage dans la lessiveuse en frappant et en tordant le linge jusqu’à ce qu’elle en ressorte claire.
Autrefois, chaque famille possédait un trousseau de linge important, comprenant plusieurs paires de draps ; ce qui permettait d’attendre les beaux jours pour faire «la grande lessive ».
La hantise des utilisatrices du lavoir était de voir arriver un bateau pendant leur travail, car il remuait la boue, l’eau était troublée et le rinçage du linge était terminé.
A cette époque où le portable n’existait pas et si l’on en croit la renommée, cet endroit était aussi un lieu de rencontre où les nouvelles allaient bon train…Parait-il que, d’après certains indices que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître, l’on pouvait même prévoir les mariages et les naissances !...